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AtLasNews NON STOP--USFP. Driss Lachgar seul en course pour sa reconduction-La République du Malawi a décidé de retirer sa reconnaissance de la RASD qu’elle a reconnue le 6 mars 2014, et de maintenir une position neutre vis-à-vis du conflit régional autour du Sahara-2017 sera l'année d'un nouvel élan pour le partenariat entre l'Europe et l'Afrique», a déclaré Frederica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne- Le parc Internet a marqué une hausse de 26% au cours du 1er trimestre de 2017 par rapport à une année auparavant, s'établissant à près de 18,3 millions d'abonnés avec une pénétration de près 54%----.-->

N° 68, Mai 2017 /// ISSN 2110-5464

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USFP ou URSS


Ce 4 mai, dix membres du bureau politique de l’USFP (Union socialiste des forces populaires) ont organisé une conférence de presse à Rabat « pour faire savoir aux militants mais aussi aux citoyens notre colère et nos propositions », nous informe Hasna Abou Zeid, membre du bureau politique.

Pourquoi une telle colère ? Sans entrer dans des détails sibyllins, Abou Zeid explique : « La méthode retenue pour préparer le congrès est biaisée. Il n’y a pas de commission pour monitorer le travail du premier secrétaire (Driss Lachgar, ndlr), et ce dernier a mis la main sur le comité préparatoire. » Derrière les considérations techniques, pointent les conflits politiques. Les dix dénoncent en creux une gestion autoritaire de Lachgar, candidat à sa propre succession, et de son courant, qui se seraient permis de mettre la main sur la quasi-totalité des outils exécutifs et des commissions préparatoires du congrès. Du côté des pro-Lachgar, on s’abstient de commenter.

Mais les frondeurs ne comptent pas s’en tenir à un coup de semonce. « Il est plus que probable que j’annonce ma candidature », nous dit Hasna Abou Zeid, ancienne élue charismatique et respectée. Toute idée de scission ou de départ groupé est en revanche exclue, du moins selon elle. « Au contraire, avec une dynamique démocratique forte, nous comptons bien faire revenir des militants ». Et de lâcher le nom de Abdelali Doumou, qui a quitté le parti en 2015, en même temps que d’autres, partis créer le mouvement Alternative démocratique.

 

L’opposition du prestige

L’opposition de la rue....

 

            Au Maroc, le citoyen sait que l’opposition c’est celle de la contestation sur les places des villes et douars marocains.

L’état le sait très bien.

Au Maroc la majorité des parlementaires sont là pour le prestige. Pour le baise-main royal sous les flashes des photographes et pour que toutes les portes s’ouvrent devant leurs personnes. Ils aiment aussi entendre leur téléphone sonner à chaque seconde. Ils se croient être le Maghzen en portant leur djellabas de cérémonie et faire peur aux citoyens…

Pour eux être parlementaire c’est être intouchable.

          Ils aiment, jouer au clown devant les caméras sans honte. Et ils s’enfichent. Mais ils adorent. Comme ils aiment jouer à la caméra cachée dans les bureaux des ministres et des responsables. Le parlement pour eux est un cirque de luxe. Il faut les voir, ces hypocrites, l’air s’rieux devant les télés écoutants les discours du Roi. Il faut les voir devant les buffets royaux. Inimaginable !

Que faut-il faire en face de cette situation, en face de ce parlement de façade qui nuise au Maroc, au Roi et au peuple ?

Les partis et seuls les partis politiques sont à l’origine de ce fléau.

Une flagrante contradiction entre les discours modernistes et démocratiques et leurs représentants. Un vrai danger pour le royaume. Il faut une solution. Il faut faire quelque chose…

 

 

 

La crise oblige...

Il est loin le temps où le Maroc bombait le torse face à «la tyrannie médiatique» de la chaîne de télévision Al Jazeera et fermait avec fracas son bureau de Rabat en raison d’une série de reportages dommageables à sa réputation de royaume calme et serein.

Bien avant sa chute, Hosni Moubarak en visite au siège de la chaîne à Doha s’était écrié:«Ne me dites pas que tout ce tintamarre sort de cette boîte à chaussures!»

L’ex-raïs égyptien ne se doutait pas, à l’époque, que la «CNN du monde arabe» participerait bien plus que tout autre média à faire écho aux clameurs révolutionnaires de la place Tahrir.

On le sait, la ligne éditoriale d’Al Jazeera est dictée par les humeurs de Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, le potentat de cet émirat lilliputien à la richesse insolente.

La rente financière qu’il tire de ses immenses réserves de gaz et de pétrole lui donne les moyens de s’imposer à tous, jouant tantôt le conciliateur, tantôt le faiseur de rois dans un jeu diplomatique ambigu aux alliances aussi mouvantes que déroutantes.

 

Après Mitterrand c'est Hollande 

 


La Gauche est de retour. Les français sont aujourd’hui plus que jamais à la recherche de la France Républicaine. La vrai. L’authentique ; non celle des discours pour ramasser à la pelle les voix des français, « les purs » … !?

Donc aujourd’hui, nous sommes heureux que la France retrouve ses racines et retrouve son Histoire, celle de la grandeur et de la liberté pour qu’elle rayonne dans le monde. Et vive la France libre.

 

 

 

Toufa…ou la réalité des artistes

au Sahara marocain

 

Des artistes peintres… il y en a au Sahara marocain…Mais on peut les compter sur le bout des doigts.

Toufa… Dä Ali Manna (toutes deux des femmes) ; Brahim El Haissen ; Khabbal Mohamed, Noureddine Akhrroub, Hamid Tayra…

Toufa s’est révélé déjà une femme libre comme toutes les sahraouis. Elle a fuit Tindouf deux fois ; la dernières avec son fils qu’elle a eu d’un cadre algérien à l’époque de Boumediene.

Toufa, à débuter vraiment depuis 1987 ; au Maroc, en Europe… Mais, jamais le ministère de la culture n’a rien fait pour toute la région au Sud d’Agadir. Rien de rien ; sauf une fois lors d’une exposition à Bab El Kebir où ils étaient reçus par Mohammed Achaari. Mais, aucune subvention. Aucun intérêt ni part les responsable locaux, régionaux ni par le ministère.

Toufa, notre artiste est aussi une grande militante à tous les niveaux… Mais ne parle de rien, sauf pour dire calmement qu’elle est une patriote et qu’elle aime son pays le Maroc… Et son Roi.

Toufa, est une femme libre… totalement libre.

 

 

La victoire du Sénégal


C’est du bonheur cette ultime étape des élections. C’est tout le Sénégal qui a gagné. Au Maroc, c’est la joie pour ce peuple ami, frère et cousin. On attendait cette issue heureuse ; Car, ce qui entre en ligne pour réaliser ce saut formidable dans le futur et l’avenir, c’est sa culture et son histoire. Les clés du pouvoir passent d’un président à un

Autre dans la paix, la sérénité et l’union. Depuis Senghor ; Diouf et aujourd’hui Wade. Un parcours sans faute pour ce pays qui reste, comme toujours, un prolongement géostratégique pour toute l’Afrique du Nord et surtout pour le Maroc.

IL ne reste plus au nouveau président qu’a adapté la constitution au temps nouveau que vivent toute la région et le monde.

Pour notre part on vous souhaite bonne chance.    

 

 

HILARY au MAGHREB

 

Radieuse, souriante, transparente et joviale, Hilary a entamé sa visite par la Tunisie, Alger et finit à Rabat. Accueil chaleureux dans les trois pays. Son message est clair, limpide et direct : construire le Grand Maghreb, la démocratie, l’assainissement de l’économie et la société civile. Hilary incite surtout le Maroc à aller de l’avant pour mettre en application la nouvelle constitution. Pour les États-Unis, le Maroc, objectivement parlant, doit-être la locomotive d’une région vitale pour le développement et la sécurité régionale et mondiale, que ce soit au sud (le Sahel…), au Nord (la Méditerranée …) et le Moyen-Orient.

Le ministre des affaires étrangères marocain Saadeddine El Otmani a été spontané et accueillant.

Avant, Mme Clinton a rencontré le conseiller du Roi Mr El Fihri, l’ancien ministre des affaires étrangères.

 

 


ALGÉRIE PEUPLE DU MAGHREB  LA JUNTE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE


La Junte en Algérie bloque l’Union du Maghreb. La Junte efface le peuple algérien. La Junte ferme les frontières à l’Ouest et les ouvre pour la famille Kadhafi. La Junte ouvre les bras à Aïcha et ignore les révolutionnaires en Libye et en Tunisie.

La Junte réclame l’Union des peuples et mène une politique raciste contre les Touareg et encourage la guerre. Affame son peuple et importe des canons. Réclame la démocratie et annihile le droit à l’expression libre et l’affranchissement du peuple.

La Junte a fait de l’Algérie une caserne et oublie que l’Histoire marche sur le Maghreb.

Jusqu’à quand les Généraux règnerons sur le Maghreb ?!

 

Maroc : L’opposition


Certains partis notamment  les socialistes de l’USFP essaient de commencer leur mandat au parlement par une opposition qui frôle le ridicule. Leur apparition dans les médias fait rire. Ce qui veut dire que l’USFP « nage » dans un marais. Les pseudos intellectuels qui le meublent perdent leur temps. Donc, la Chabiba, elle aussi, ne pourra rien faire. Le congrès s’il ya congrès ne changera rien. L’USFP perd sa place pour le P.P.S. (ex  parti marxiste). Le P.A.M, aussi, sera entre les mains des gauchistes Ainsi va le changement..


 Ghallab … le président

Une voie royale

 

                 IL devrait être désigné chef de gouvernement… si l’Istiqlal avait gagné les élections… Mais, il sera, demain, président de l’Istiqlal…

Ainsi, roule le tapis rouge pour le jeune et puissant GHALLAB ! Et vive l’Istiqlal !

 

Maroc-Gouvernement

Maroc : Un Chef de gouvernement Qui Parle !

 

C’est déjà le changement. Un homme qui parle la langue du peuple. Un conservateur dans la peau d’un révolté. C’est tout à fait ce que veut le peuple.

Ce langage n’existe plus au sein de l’U.S.F.P ; mais il existe au sein du P.A.M qui est composé d’anciens gauchistes et chez les compagnons de Mezouar. Le P.P.S (ex. parti communiste) doit mettre en valeur les idéaux de la gauche au sein du nouveau  gouvernement conservateur

                                                             À suivre            

  

 Alternance

 Vrai – faux

 

    

       Ras de marée du P.J.D et Benkirane chef du gouvernement.

Mais, pourra-t-il ne pas être victime du Makhzen comme l’était EL Youssoufi ? Et la pression des partis devenus Makhzaniens avec le temps ?

       That’s the question. Avec les jours à venir on verra.

  

La mort d’un rat

     

Le titre est de Kadhafi lui-même.

Etre insolent vis-à vis de son peuple, des peuples, de l’Humanité est un acte impardonnable. L’Histoire est là. La condition humaine est là aussi. Et le temps.

         Les Rats sont nombreux encore. Ils vivent en Emirs sur le dos des peuples. Leur Heure viendra sûrement.

          Que les Hommes libres les enterrent avec pudeur et courage.

Amen.                    

 

Référendum = Vote royal

 

Aucune surprise

Mais que faire après ?

Quelles solutions ?

Et

Avec qui ?

Avec quels moyens ?

Quels outils ?

Car il y’a deux problèmes :

« Trouver » un Président du Gouvernement à la mesure de la nouvelle constitution et partis politiques.

Vous trouverez le développement dans la rubrique (…) « Entre parenthèses »

 

 

Six Sur Sept

6/7

Aujourd’hui, le Maroc est à sa 6ème CONSTITUTION.

Une 6ème qui aboutira à une 7ème en 2022 … plus ou moins…

Celle-ci démontre clairement, réellement que le Maroc est là au sein des grandes nations démocratiques. C’est une évidence pour tous les observateurs internationaux et aujourd’hui plus que jamais les AMERICAINS !

La CONSTITUTION de A à Z est Marocaine.

La Démocratie Marocaine est là comme on parle de la démocratie Anglaise, Française ou d’Afrique du Sud.

Le Maroc, de demain, épouse et appartient à plusieurs espaces géographiques et culturels… et plusieurs espaces religieux. Les Marocains se retrouvent avec leurs diversités. Les Marocains retrouvent le sens de l’Unité, la base d’un Etat et d’une Nation séculaires à travers les aléas des temps et des changements.

La dignité est là. Il ne reste plus qu’a protéger notre voie (x)vers un OUI propre, net, correct par la loi et par la fierté, car, personne n’a plus le droit de salir la démocratie marocaine.

Les marocains sont libres de dire : OUI ou de dire : NON !

 

 

La Rédaction

                                El Othmani parle… mais évite de s’engager

 

 

Première sortie ratée de Saâdeddine El Othmani. Le chef du gouvernement, qui était l’invité d’une émission spéciale sur la chaîne Medi1TV, samedi dernier, s’est montré peu convaincant. Au moment où les citoyens et les opérateurs économiques s’attendaient à de grandes annonces, El Othmani s’est contenté de promesses vagues, comme «la modernisation de la création de la richesse à travers l’accompagnement des entreprises et la consolidation de la construction structurelle de l’économie marocaine, pour renforcer la part de l’industrie».

Celle-ci devrait passer de 14 à 24% du PIB à l’horizon 2020, selon le chef du gouvernement. Il a évité de s’engager sur les grands dossiers en suspens, reconnaissant la nécessité de se mobiliser pour faire face aux grandes attentes. Les opérateurs qui s’attendent au lancement de  mesures urgentes durant les 100 premiers jours du gouvernement devront attendre. El Othmani ne semble pas pressé. La feuille de route pour les 3 premiers mois ne sera prête que le 4 mai. Parmi les actions qu’il compte mener durant cette période, «la tenue d’une réunion de la commission nationale des investissements, afin de lancer des investissements dont la valeur dépasse 67 milliards de DH», a-t-il indiqué.

Il s’agit de l’approbation de 25 nouveaux projets, permettant, selon lui, la création de 6.000 nouveaux emplois lors des 3 prochaines années. Des emplois qui se montent à plus de 11 millions de DH le poste. Sur les dernières années, le Maroc avait perdu 85.000 emplois en agriculture et 126.000 au total. El Othmani a aussi promis de réunir la commission nationale de réforme des retraites.

L’idée est «d’ouvrir un débat sur les modalités de passage à une réforme globale du système, avec deux pôles, public et privé». Il a, toutefois, évité de s’engager sur un calendrier précis pour la finalisation de ce dossier. Le chef du gouvernement n’a pas donné plus de visibilité concernant la poursuite de la réforme de la compensation. Il s’est contenté d’annoncer que ce dossier sera géré selon la logique de la progressivité. Il n’a pas non plus expliqué les modalités de ciblage des populations concernées. El Othmani a laissé entendre que le gouvernement pourrait mettre en place une carte sociale donnant accès à différents programmes comme Tayssir, Ramed…

Face aux interpellations sur différents dossiers, le chef du gouvernement a botté en touche. Face aux critiques des opérateurs des impacts négatifs de la gestion de l’équipe sortante, El Othmani a estimé qu’il n’a «constaté aucune défaillance dans les politiques publiques lancées par son prédécesseur». Il a, toutefois, reconnu que «les efforts menés dans certains secteurs, comme celui de la Santé, étaient insuffisants». Pour l’enseignement, «le gouvernement devra donner corps à la vision élaborée par le Conseil supérieur, via des plans d’action».

Les prévisions de croissance de l’économie marocaine ont une nouvelle fois été revues à la baisse, selon le dernier rapport de la Banque du Maroc. Des difficultés en perspective auxquelles doit faire face le gouvernement de Abdelilah Benkirane.

Hausse des prix, croissance en baisse, campagne agricole compromise par la sécheresse : trois mois après la nomination par le roi Mohammed VI du gouvernement dirigée par l'islamiste Abdelilah Benkirane, l’économie marocaine connaît un fort ralentissement. Pour l’économiste Driss Benali, ces difficultés sont l’expression d’une crise « conjoncturelle, et structurelle ».

« Ce n’est pas une crise profonde. Le gouvernement est pris par l'ampleur des problèmes. En attendant qu'elle passe, il doit préserver la confiance des citoyens en luttant davantage contre la corruption et l'économie de rente », explique-t-il. Après avoir été estimée à 5%, puis à 4,2% pour l'année 2012, la croissance a été ramenée en début de semaine à 3% (contre 4,8% l'an dernier), selon le dernier rapport de la Banque du Maroc. Un recul confirmé mercredi 28 mars par le ministre de l'Économie Nizar Baraka.

Déficit budgétaire

Le « repli sensible » de l’activité économique est notamment lié à la crise financière dans la zone euro. Près des deux tiers des échanges commerciaux marocains se font avec l'Europe, particulièrement avec la France et l'Espagne. Pour relancer l'économie, la Banque centrale vient d'annoncer une baisse d'un quart de point de son principal taux directeur, à 3%.

Le royaume fait également face à l'explosion de son déficit budgétaire. Une conséquence directe de la politique du Maroc de soutenir les prix pour contenir la contestation engagée dans le sillage du printemps arabe. L’État avait quasiment doublé ses dépenses de soutien aux prix prévues dans le budget de 2011. La Caisse de compensation qui gère ces dépenses absorbe aujourd'hui 20% du budget.

Importations

« Le gouvernement a créé beaucoup d'attente en achetant la paix sociale à coups de subventions par ci, augmentations de salaires par là et de promesses non tenues. Maintenant, il doit passer à la caisse, (…) et la facture est salée », estime Driss Benali. De plus, compromettant la campagne agricole, la sécheresse qui sévit actuellement au Maroc va sans doute obliger le pays à augmenter ses importations.

Le royaume devra probablement acheter en 2012-13 davantage de blé qu'il ne l'a fait depuis un demi-siècle, estime un rapport publié le 20 mars par le département américain de l'Agriculture (USDA). Le secteur agricole représente quelque 17% du PIB marocain, et près de 40% de la population en vit directement ou indirectement, selon les derniers chiffres officiels.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Maroc : le gouvernement Benkirane face à la crise économique | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Les prévisions de croissance de l’économie marocaine ont une nouvelle fois été revues à la baisse, selon le dernier rapport de la Banque du Maroc. Des difficultés en perspective auxquelles doit faire face le gouvernement de Abdelilah Benkirane.


Hausse des prix, croissance en baisse, campagne agricole compromise par la sécheresse : trois mois après la nomination par le roi Mohammed VI du gouvernement dirigée par l'islamiste Abdelilah Benkirane, l’économie marocaine connaît un fort ralentissement. Pour l’économiste Driss Benali, ces difficultés sont l’expression d’une crise « conjoncturelle, et structurelle ».

« Ce n’est pas une crise profonde. Le gouvernement est pris par l'ampleur des problèmes. En attendant qu'elle passe, il doit préserver la confiance des citoyens en luttant davantage contre la corruption et l'économie de rente », explique-t-il. Après avoir été estimée à 5%, puis à 4,2% pour l'année 2012, la croissance a été ramenée en début de semaine à 3% (contre 4,8% l'an dernier), selon le dernier rapport de la Banque du Maroc. Un recul confirmé mercredi 28 mars par le ministre de l'Économie Nizar Baraka.


Déficit budgétaire

Le « repli sensible » de l’activité économique est notamment lié à la crise financière dans la zone euro. Près des deux tiers des échanges commerciaux marocains se font avec l'Europe, particulièrement avec la France et l'Espagne. Pour relancer l'économie, la Banque centrale vient d'annoncer une baisse d'un quart de point de son principal taux directeur, à 3%.

Le royaume fait également face à l'explosion de son déficit budgétaire. Une conséquence directe de la politique du Maroc de soutenir les prix pour contenir la contestation engagée dans le sillage du printemps arabe. L’État avait quasiment doublé ses dépenses de soutien aux prix prévues dans le budget de 2011. La Caisse de compensation qui gère ces dépenses absorbe aujourd'hui 20% du budget.


Importations

« Le gouvernement a créé beaucoup d'attente en achetant la paix sociale à coups de subventions par ci, augmentations de salaires par là et de promesses non tenues. Maintenant, il doit passer à la caisse, (…) et la facture est salée », estime Driss Benali. De plus, compromettant la campagne agricole, la sécheresse qui sévit actuellement au Maroc va sans doute obliger le pays à augmenter ses importations.

Le royaume devra probablement acheter en 2012-13 davantage de blé qu'il ne l'a fait depuis un demi-siècle, estime un rapport publié le 20 mars par le département américain de l'Agriculture (USDA). Le secteur agricole représente quelque 17% du PIB marocain, et près de 40% de la population en vit directement ou indirectement, selon les derniers chiffres officiels.


N'IMPORTE QUOI

Driss Lachgar, premier secrétaire de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), refuse catégoriquement de reporter le congrès du parti comme le réclament ses détracteurs. Il estime qu'il est l'unique et légitime candidat pour briguer un second mandat à la tête de l'USFP.

Dans une interview accordée à le360, Driss Lachgar a balayé d'un revers de la main les critiques de ses détracteurs, affirmant que ceux qui souhaitent "assainir la méthode de travail", ont participé à toutes les phases préparatoires aussi bien des élections législatives du 7 octobre que du prochain congrès.

 "Il n'y aura pas de report car la préparation est arrivée au stade de 80%", a-t-il affirmé en appelant les "mécontents" à profiter de cette plateforme pour venir exprimer leurs doléances.

 Aux militants qui l'accusent d'avoir mal géré la participation de l'USFP au gouvernement de Saâd-Eddine El Othmani, Driss Lachgar répond que toutes les instances du parti ont été informées de toutes les étapes de la négociation jusqu'à la nomination du gouvernement". 

 Le secrétaire général de l'USFP a  montré qu'il ne cèdera pas aux pressions et qu'il continuera à prendre les rênes du parti pendant un "second et légitime" mandat de 5 ans.