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اطلس نيوز


AtLasNews NON STOP--USFP. Driss Lachgar seul en course pour sa reconduction-La République du Malawi a décidé de retirer sa reconnaissance de la RASD qu’elle a reconnue le 6 mars 2014, et de maintenir une position neutre vis-à-vis du conflit régional autour du Sahara-2017 sera l'année d'un nouvel élan pour le partenariat entre l'Europe et l'Afrique», a déclaré Frederica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne- Le parc Internet a marqué une hausse de 26% au cours du 1er trimestre de 2017 par rapport à une année auparavant, s'établissant à près de 18,3 millions d'abonnés avec une pénétration de près 54%----.-->

N° 68, Mai 2017 /// ISSN 2110-5464

rihane

merci beaucoup pour ce journal il est vraiment magnifique j'aime.

YOUNSSE

moi younsse merci pour le journal

ochbouk

merci Mr amalou vous etes vrément special

Mohammed

j'ai bien aimer tes Articles Imane !!! c'est la réalité c'et ce qu'on vie tous les jours dans notre société marocaine je te souhaite bonne chance !!

ahmed

on regard que les films mexicain.c'est trop.ça devient une maladie.et on va devenir malade aussi

KAMEL

c'est vachement interressant tous les marocains aiment regardé leurs productionS marocaines.

abderrazzak azzouni

c est tout a fais vrai

rimy

eh oui encore une fois un sujet souçiant et ennuyant et certes pas pour toutes les classes mais juste pour les propres et qui vivent en propreté, pour le reste ; la tacheté, la saleté les microbes constitue pour eux l'air respiré et sans lui ce sont des créatures en fatalité .

adrien

felicitation amalou tres bien construit tes articles continue comme sa tu ira loin incha lla

La redaction

Les 11 points de la réforme

Coresponsabilité - La famille est placée sous la responsabilité conjointe des deux époux et plus sous celle exclusive du père. La règle de « l'obéissance de l'épouse à son mari » est abandonnée.

Tutelle - La femme n'a plus besoin de tuteur (wali) pour se marier, ce qui était obligatoire dans l'ancien texte.

Âge du mariage - Il est fixé à 18 ans pour la femme (au lieu de 15 ans actuellement) et pour l'homme.

Polygamie - Elle est soumise à des conditions qui la rend quasiment impossible.
La femme peut conditionner son mariage à un engagement du mari à ne pas prendre d'autres épouses. Le mari a besoin de l'autorisation du juge avant d'épouser une seconde femme.

Mariages civils - Les mariages faits à l'étranger sont reconnus par la nouvelle moudawana, à condition que deux témoins au moins soient musulmans.

Répudiation - Elle sera soumise à l'autorisation préalable du juge. Avant, c'était un droit exclusif du mari.

Divorce - La femme peut demander le divorce. Avant, le juge n'acceptait la demande que dans le cas exceptionnel où l'épouse présentait des preuves de « préjudices subis » et des témoins.

Garde des enfants - En cas de divorce, la garde des enfants revient à la mère, puis au père, puis à la grand-mère maternelle. La garde de l'enfant doit être garantie par un habitat décent et une pension alimentaire

Enfant hors mariage - Protection du droit de l'enfant à la paternité au cas où le mariage ne serait pas formalisé par un acte. Avant, la règle était la non-reconnaissance de l'enfant né hors mariage.

Héritage des enfants - Du côté de la mère, ils ont le droit d'hériter de leur grand-père, au même titre que du côté du père.

Répartition des biens - Possibilité des époux d'établir un contrat avant le mariage, pour gérer les biens acquis. (extrait du Monde, décembre 2003)

RIMY

Oui c'est certes que la femme marocaine combattait et est toujours en lutte pour arriver à ce stade, mais reste une toute petite remarque, et c'est que la femme marocaine précisément et arabe en général n'est pas encore qualifiée pour certains pouvoirs, pour certaines classes, n'oublions pas que nous sommes des musulmans et l'ISLAM a déjà incité, et insisté sur le respect, la mise en valeur, et surtout la reconnaissance à l'égard de la femme, sauf si vous avez un autre avis, un point aussi grave qu'on doit le citer et c'est que nombreuses femmes comprennent la libéralisation BI LMA9LOUB( en inverse )!!!!!!
N'oublions pas aussi si plusieurs femmes baignent dans l'interdit afin d'assurer leurs vies et celles de leurs proches, y aussi plusieurs hommes compatriotes noient et galèrent aussi pour le même but, je veux dire que c'est pas une lutte femme contre homme mais une lutte femme et homme contre une mentalité extrême dans cette patrie pour des valeurs nobles.

hind

j'aime bien votre style d'écritures , légers et pointue , surtout n'arrêté pas on a besoin de plus d'article , à la prochaine lecture.Merci

hicham lahnin

j'ai lu les trois articles,e je peux dire qu'on a besoin que çela arrive aux jeunes de notre pays...bon courage pour cette grande iniziative.

L’exorcisme au Maroc, entre islam soufi et charlatanerie professionnelle

Manque d'éducation, croyances populaires et charlatanisme... Au Maroc, les ingrédients sont réunis pour que les dérapages autour des pratiques exorcistes, pourtant encadrées par l'islam, fassent régulièrement la une des journaux. Mais les autorités commencent à se saisir du phénomène. Décryptage.

Atteinte d’une déficience mentale, une Marocaine de 40 ans est décédée le 8 mai dernier, battue à mort lors d’une séance d’exorcisme à Tétouan, dans le village de Doaur Ben Salah. Son mari avait fini par interpréter son comportement comme étant celui d’une femme possédée. Un drame qui a réveillé le vieux débat sur la sorcellerie au Maroc. Ce qu’il faut savoir sur cette question en sept points.

 

Quels sont les rituels pratiqués dans le cadre d’un exorcisme ?

On distingue deux grands types de rituels. Le premier réside dans l’incantation thérapeutique des versets du Coran, la roqya. Le second est, lui, plus physique et proche de la médecine traditionnelle. Il consiste surtout en la préparation de talismans, des quteb, (des protections) réalisées à base d’herbes réputées salvatrices, d’organes ou de peaux d’animaux, voire mêmes de restes d’humains. Dans les souks, les commerçants exposent notamment des dizaines de produits en poudre dans des bocaux avec des étiquettes indiquant les maux ciblés, des ulcères aux hémorroïdes en passant par la possession.

 

Quelles sont les origines de ces rituels ?

L’exorcisme et la sorcellerie pratiqués au Maroc et au Maghreb puisent leurs racines dans plusieurs sources, dont la première est relative aux pratiques bédouines de l’Arabie préislamique. La culture berbère a elle aussi développé ses propres rites, dans le cadre de coutumes locales s’inspirant de codes empruntés à l’ésotérisme helléniste. La tradition islamique souffie, apparue au VIIIe siècle, imprégnée de rites et d’incantations encourage la croyance aux esprits et aux pouvoirs mystiques. Ainsi, au Maroc, les esprits revêtent une grande importance, et pas seulement dans les milieux pauvres et peu éduqués. Une étude réalisée en 2012 par le "Pew Research center", un institut américain, indique qu’au Maroc, 86% de la population dit croire aux esprits, plus que dans tous les pays ayant pris part à l’enquête (Russie, Bosnie, Albanie, Turquie, Malaisie, Indonésie, Pakistan, Tunisie, Liban, Égypte, Jordanie, Irak)

Une croyance bien enracinée qui fait dire à tort que les Marocains seraient des "maîtres en sorcellerie" alors même que ces pratiques sont répandues dans toutes les cultures. Le site Yabiladi rapporte ainsi les cas d’un journaliste libanais ou d’une de ses consoeurs égyptiennes qui dénoncaient la puissance de la sorcellerie dans le royaume. Une image qui peut nuire à la réputation du Maroc.

 

Que dit le Coran ?

 

Le Coran, comme la Bible, reconnaît l’existence des démons, des djinns, de créatures de feu invisibles à l’humain, extrêmement puissantes. Mais les savants sonts unanimes : la sorcellerie est formellement condamnée en Islam. Pour guérir le malade, possédé par un djinn, le Coran recommande la roqya, la lecture des versets du Coran. L’écoute par le malade des saintes sourates serait à même de le soulager et de le guérir de son mal. "Nous révélons du Coran ce qui comporte une guérison et une miséricorde pour les croyants", rapporte la sourate 17, Al Isra (Le Voyage nocturne).

 

Enfin, l’islam légitime certaines pratiques de guérison par des quteb purs, sur lesquels sont inscrits des versets du Coran, ou par l’utilisation de certaines herbes, auxquelles des hadiths rapportent que le Prophète avait recours. "Le jujubier par exemple est réputé bienfaiteur", assure l’enseignant en sciences islamiques Karim.

 

>> Lire aussi : Au Maroc, un festival hors-du-commun, où islam et sorcellerie se côtoient

 

Qui est habilité à dispenser ces séances de guérison ?

 

Pour réaliser une roqya, trois conditions sont nécessaires : "une très bonne connaissance du Coran, l’intention sincère et la soumission à Dieu", explique Karim. Les deux dernières conditions étant difficilement perceptibles, n’importe qui peut s’improviser guérisseur, dès lors qu’il connaît quelques versets du Coran. Un système qui fait évidemment le jeu des charlatans. Beaucoup travaillent ainsi sous l’étiquette d’imam pour pratiquer de la sorcellerie bannie par l’islam. Certains vantent leur pouvoir de communication avec les djinns, et parent leurs rites "manuels" d’incantations religieuses perçues comme gage de sincérité. Les techniques orales, de roqya et les pratiques manuelles s’entremêlent donc. Et parmi elles, certaines sont autorisées, d’autres non. Difficile donc, pour une personne mal informée, de voir clair dans le jeu des guérisseurs.

 

Que reproche-t-on aux rites d’exorcisme ?

Beaucoup mettent en garde contre les abus perpétrés par les fqih (savants), les marabouts ou les imams qui profitent de la naïveté et de la crédulité de personnes désemparées. Le psychiatre Mouhcine Benyachou pointe de nombreuses dérives. "Le profil des charlatans est très intéressant : ce sont des manipulateurs, souvent très intelligents, qui s’amusent de la naïveté des autres pour leur soutirer un maximum d’argent". Une consultation peut varier de 500 à 5 000 dirhams, selon la notoriété et la "complexité" du "patient". Le psychiatre donne l’exemple, d’un vieil homme réputé "imam" dans le village de Martil à Tetouan, à qui on attribuait le pouvoir de faire expier à l’âme ses pêchés à travers un nettoyage des yeux, dont il prétendait faire ressortir des substances nocives. Il s’est avéré plus tard, que le vieil homme, par un procédé dit "magique", introduisait en fait lui-même du sable dans les yeux de ses patients pour le faire ressortir ensuite.

Des escroqueries auxquelles s’ajoutent des situations fréquentes de maltraitance. Certains imams, ou fqih, vont jusqu’à frapper une personne jugée "possédée" avec des bâtons ou directement à la main, pensant atteindre le djinn qui la possède. Les pleurs et cris de la victime sont interprétés comme les ricanements et les provocations du djinn. D’autres préfèrent verser de l’eau chaude sur le "patient" au risque de lui occasionner des brûlures parfois mortelles. "Et on ne compte plus les cas d’attouchement sexuels et de viols perpétrés par ces charlatans", ajoute Karim. Qui revient sur le cas de cette jeune femme venue le voir, en larmes. Devant son mari, un charlatan se présentant comme imam avait prétexté une roqya pour abuser d’elle…

 

Que prévoit la loi marocaine ?

La sorcellerie est condamnée par une contravention, sur la base des articles 609 et 610 du Code pénal. En cas de décès, suite à la consommation d’un produit fourni par un marabout, l’acte est considéré comme un homicide involontaire. Dans les cas extrêmes, de viol ou de mort, des enquêtes sont ouvertes. Mais dans les faits, les empoisonnements par les herbes ou potions sont rarement dénoncés, les séances se déroulant souvent dans un cadre familial, ce qui n’encourage pas les victimes à porter plainte. Le Docteur Benyachou proteste : "Le gouvernement marocain doit protéger son peuple, et interdire ces charlatans".

 

Quelle prise en charge des malades mentaux ?

Le débat sur l’exorcisme est étroitement lié à la situation des malades mentaux au Maroc. Plutôt que de recourir à un médecin, les populations peu éduquées ont le réflexe de se tourner d’abord vers un imam ou un marabout. Chaque cas est en général interprété selon trois diagnostics : la possession (meskoun), le mauvais œil (eyn) ou la sorcellerie (shor). Des cas aussi différents que l’homosexualité, le refus du mariage, l’anorexie, l’hystérie, l’épilepsie ou la schizophrénie sont ainsi considérés comme des symptômes de possession ou de sorcellerie. Mais le recours à l’exorcisme empire souvent le cas des victimes, comme l’explique le docteur Benyachou. "Ce qui est important, c’est d’extérioriser la souffrance, alors que l’imam ou le marabout introduisent chez la personne l’idée selon laquelle elle est possédée, ce qui peut entraîner des dégât psychique énormes"

"Le constat est dramatique sur le plan mental, et c’est le cas dans tous les pays arabo-musulmans ou ceux qui sont en sous-développement dans les secteurs psychologique et psychiatrique", affirme le docteur Benyaouchou. Un rapport du Conseil national des droits de l’homme publié en 2013 recensait 131 médecins psychiatres privés et seulement une vingtaine d’hôpitaux spécialisés dans le royaume. Une carence en termes d’infrastructures qui favorise la prise en charge des personnes considérées comme "mentalement atteintes" par leur famille ou par des structures d’enfermement, à l’instar du mausolée de Bouya Omar dans la région de Marrakech.

Derrière les hauts murs du mausolée, des "malades" rejetés par la société – drogués, schizophrène ou même homosexuels – sont attachés, attendant que les pouvoir du Saint Omar les délivrent de leurs djinns. "Les malades sont enchaînés, voire affamés et battus, au point que cela ressemble à un "Guantanamo marocain", fustige Mohammed Oubouli, de l’Association marocaine des droits humains. Le ministre de la santé Houcine El Ouardi a d’ailleurs annoncé la fermeture du mausolée, bouleversé après une visite au cours de laquelle un vieillard enchaîné lui aurait demandé s’il était "malade ou prisonnier" rapporte TelQuel.

Mais face à la dénonciation de plus en plus virulente des souffrances mentales par la société civile, et la prise de conscience progressive de la population, sensibilisée aux dangers des pratiques d’exorcisme le gouvernement marocain a entamé l’année dernière un vaste programme de mise à niveau, en érigeant la santé mentale comme une de ses priorités. D’ici à 2016, le royaume prévoit ainsi de se doter de trois nouveaux hôpitaux régionaux spécialisés, et s’est engagé à former 30 psychiatres ainsi que 185 infirmiers spécialisés. "Développer des infrastructures de qualité est la meilleure solution pour contre-attaquer le business des marabouts", conclut le docteur Benyachou.

Majda Abdellah

Chômage au Maghreb 

 

Bien que plus diversifiées qu'au sud du Sahara, les économies nord-africaines restent peu créatrices d'emplois qualifiés.

 

Pour Radhi Meddeb, chef d'entreprise tunisien et président de l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed), la cause est entendue : « Le modèle actuel ne permettra pas de sortir des difficultés, car il ne crée pas assez d'emplois. » Une réalité confirmée il y a quelques mois par la Banque mondiale dans une note sur la Tunisie : « Depuis 2005, la création annuelle d'emplois (entre 70 000 et 80 000) a été inférieure au nombre de nouveaux demandeurs d'emploi (autour de 90 000 chaque année). » La situation est explosive. Au Maghreb, le taux de chômage varie de 8,9 % (Maroc) à 18,9 % (Tunisie). Chez les jeunes, de 20 % (Maroc) à plus de 40 % (Algérie). Et plus encore chez les jeunes diplômés.

« L’économie sociale et solidaire de marché est une priorité. »

Pour les économistes, rien de véritablement surprenant : « Les balances commerciales de ces pays sont largement déficitaires, et le principal poste d'exportation est l'industrie extractive, pétrole pour certains, phosphates pour d'autres », souligne Christian Badaut, responsable du pôle Méditerranée-Afrique de la Caisse des dépôts (France). « Les industries de main-d'oeuvre, de leur côté, sont sous-traitantes et donc totalement dépendantes des donneurs d'ordres, avec une forte concurrence sur les prix et des salaires bas, poursuit-il. Cela n'a rien à voir avec le modèle asiatique. » Enfin, le tourisme, stratégique en Égypte, en Tunisie et au Maroc, repose avant tout sur un modèle low cost peu générateur de valeur ajoutée.

 

Les pistes de transformation économique sont simples : réduire l'importance de la sous-traitance en développant des pôles de compétitivité industriels, monter en gamme en matière touristique et développer le secteur des services. « L'économie sociale et solidaire [services à la personne, NDLR] de marché est une priorité », a martelé Radhi Meddeb tout au long de la Semaine économique de la Méditerranée, du 15 au 21 octobre à Marseille (France).

 

Autant de pistes que seul Rabat semble en partie emprunter, avec le Plan Maroc vert (dont l'un des objectifs est d'augmenter la transformation locale des productions agricoles), la stratégie nationale pour le tourisme ou le développement de secteurs de sous-traitance à plus forte valeur ajoutée comme l'aéronautique... En Algérie et en Tunisie, rien de tout cela pour l'instant. « Les économies du Maghreb doivent se débarrasser de ce modèle de rente qui les caractérise, où les initiatives personnelles et l'innovation sont étouffées par des situations de monopole, explique un chef d'entreprise arabe. Il faut faire entrer l'esprit de compétition dans la région. »

 

Secteurs d'avenir

 

Les grands groupes qui se sont développés dans le giron des pouvoirs politiques se sont presque exclusivement consacrés aux activités faiblement risquées : banque, distribution, immobilier ou télécoms. La décision de la Société nationale d'investissement (SNI, holding royal marocain) de se réorienter vers des secteurs d'avenir comme le solaire est en ce sens un bon signe. Mais l'ensemble des économies maghrébines ont désormais besoin de stabilité juridique, d'un État impartial et d'une vision stratégique. Elles ont également besoin d'un système de formation plus en adéquation avec les demandes des entreprises.

 

« Selon une étude menée avec notre partenaire Manpower sur le monde arabe, 31 % des postes proposés n'ont jamais été satisfaits », déplore Salvatore Nigro, directeur exécutif de la fondation Education for Employment, qui forme des jeunes sans-emploi en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. « Ce dont nous avons besoin, c'est de soft skills [compétences non techniques], c'est-à-dire de la faculté d'apprendre dans l'emploi lui-même et de construire sa carrière. » Autrement dit, de capacité d'adaptation.

Maroc..pollution et environnement

 

 

 

 

    A l’heure où une nation se pose des questions sur son avenir (devenir) ; nous attendions des changements au niveau politique, économique…mais surtout, santé et environnement. Pour dire d’une façon encore plus précise que les marocains n’ont pas conscience de leur environnement.

Alors que l’Europe est déjà parvenue à un stade très avancé pour assurer, garder et protéger son environnement. Les Marocains restent inactifs malgré l’appui important du gouvernement à tout projet de création d’espaces verts. Des initiatives ont toujours eu mal à décoller ; or le changement climatique est plus évident au Maroc plus qu’en Europe. Comme citoyenne et avec fierté j’aime mon pays. La nature du Maroc et son climat sont uniques au monde. Tous les marocains partagent cette richesse divines. L’été est là. Saison des voyages ; des grandes transhumances, des vacanciers, des touristes venus du monde entier ou de la porte à coté. Malheureusement, la propreté fait défaut. C’est très choquant. Partout, nos marchés, nos souk, les parcs, les forets, les espaces, tous envahis par les sacs noirs en plastique « MIKKA KAHLA ».

    Le malheur, je voyais chaque matin presque toutes les femmes du Maroc faisaient leur ménage quotidien.. mais se débarrassent des poubelles juste à coté. C’est ainsi.

    Au Maroc, on doit donner l’exemple à tout le monde. Car voir des marocains avec des sacoches de grands sacs, portés par toute une famille heureuse de passer la journée sur une plage, dans un bois..mais, en partant elle laisse derrière elle un désastre, un vrai désordre par inconscience ou exprès. Sachant qu’elles suivent chaque jour et durant 8 ans une publicité : la famille boundif (synonyme de propreté). Alors, où est la citoyenneté ?! Franchement, on doit commencer une nouvelle phase, une nouvelle vie saine ; mais il faut, d’abord, cesser de polluer notre environnement, notre Maroc.

    Quoi de mieux que les espaces verts pour répondre aux besoins de nos enfants, de nos vieux.. De nous, simplement.

 

par Iman AISSA

Le couple au Maroc

 

Tout le monde connaît le sens des expressions (parfois banales) : « aimer » ou « être aimé ». Ce qui me frappe ces dernières années c’est précisément le couple marocain. Surtout la relation en dehors du mariage. On a l’impression que c’est juste une relation, une aventure et juste être avec quelqu’un.

    Je me pose toujours la question à chaque fois quand j’observe un couple : est-ce qu’ils s’aiment (vraiment) ? Est-ce simplement et seulement un flirt ?

    Ces questions paraissent simples, mais souvent fatales.

A l’université, à l’école, au marché, partout…on trouve un mot, pas comme les autres mots : « amour », « al hob », « Labgho », « badad » ; ces mots font dire d’autres mots : « c’est hchouma », « aayb », « b’sala », « qellt lahya »…

Le couple reste toujours le résultat d’une relation réussie, sérieuse et déterminée afin d’avoir une vie commune. Aussi, s’engager à vivre chaque moment et vivre tous les souvenirs. Pour nos parents « aimer » c’est souvent « se marier ». C’est avoir la foi. C’est croire en l’autre. C'est avoir un sentiment pur et innocent. C’est avoir un amour de partage et de respect.

    Actuellement, aujourd’hui, le Maroc n’est pas le Maroc sous l’occupation, ce n’est pas le Maroc des premières années de l’indépendance ; ce n’est pas le Maroc des années 70, des années 80 ; c’est le Maroc d’une nouvelle génération. Génération des harraga (brûleurs de frontières), des affairistes.. Maroc du chômage, drogues, argent facile, prostitutions.. L’école d’aujourd’hui n’est plus l’école d’hier. La famille d’aujourd’hui n’est plus la famille d’hier.. Les jeunes perdent de plus en plus leurs racines, leur marocanité.

    Il y’a une certaine liberté. On ne se cache plus souvent dans les coins sombres. Les couples vont dans les endroits publics : cafés, restaurants, parcs, plages ; presque partout.

Et le plus banal encore et le plus surprenant aussi, c’est l’emploi de mots vulgaires tels « sat » et « sata » pour « amant » et « amante ». Drôle de langage ! Ce n’est pas de l’ironie mais c’est un langage qui n’a pas de respect pour un mot si noble : l’amour.

    La majorité « des amoureux » cherchent purement et simplement la satisfaction sexuelle. Sans amour, ni principes, ni mariage, ni un temps fort partagé, ni un engagement durable.

Tout semble en désordre face aux relations libres « sexe ». Tous semblent avoir peur de regretter une relation, un choix, une décision et même un amour ; sachant qu’ont vit dans une société d’hypocrisie, d’intolérance, de pauvreté et d’ignorance.

    Il faut savoir que l’amour est un sentiment humain partagé entre les pauvres et les riches. Chacun porte son regard, ses expériences, ses convictions et son respect vis-à-vis de l’autre.

    Mûrir nous permet de faire le bon choix ; vivre une relation amoureuse et conclure par un mariage…Si ce n’est pas le cas, on va rester, toujours, prisonniers d’une relation stérile, sans but, non définie et pourquoi pas absurde dans notre société.

   Il est temps de faire place à l’amour dans nos vies, dans nos cœurs, de découvrir les glamours, les passions et de vivre le grand amour.

 

 

par Imane AISSA

 

 

La femme est-elle en évolution?

 

 

     Régner, participer, partager. C’était un rêve, une ambition qui sont devenus une réalité. La femme marocaine combattait depuis longtemps pour atteindre ses objectifs.

    Plusieurs circonstances n’avantageaient cette femme qui était à la fois un sujet de soumission et d’humiliation de la part de l’Homme marocain, qui monopolisait les décisions sociales, économiques et politiques. La femme ne faisait qu’observer et obéir. Mais, refusait,en silence.

Ne pouvant s’exprimer, elle cherchait une lueur d’espoir pour s’en sortir. Ce n’était pas facile, surtout qu’elle était désarmée du moindre droit. Le droit qui pouvait lui garantir la protection et la valeur.

    A chaque pays ses mœurs et ses codes. A travers les romans maghrébins, on rencontrait des femmes militantes dans des conditions pénibles ; des femmes révoltées ; rebelles, engagées et qui ont réussi à s’intégrer dans tous les domaines  avec de meilleurs perspectives et une évolution certaine.

    La femme d’aujourd’hui est maître (maîtresse) de sa vie, de sa condition, de ses choix, en toute liberté, en toute confiance,  fermement avec  conscience et avec responsabilité.

    La MOUDOUWANA est une valeur ajoutée. Elle ouvre la porte à la vie, à explorer toutes les pistes d’évolution au sein d’une société conservatrice qui ne pouvait pas répondre à toutes les attentes.

    Aujourd’hui, la femme est libre. Aussi, voyez de quelle manière la société à son tour peut répondre à ses attentes.

    La femme libre, en mouvement, ici, à l’étranger… au parlement, au ministère.. Sachant aussi que d’autres femmes, de plus en plus nombreuses, baignent dans l’ignorance, la pauvreté, la misère.. Et pour vivre, elles doivent sacrifier, donner.. leurs chairs contre la vie. Ici, et surtout, ailleurs.. En Europe ou dans les pays du golf.

    Une vie perdue et malheureuse. Peut être une question de temps ... Voilà encore une vérité qu-il faut dire.

 

 

 

par Iman AISSA

Le Maroc et les médias. quel avenir?

Le Maroc en mouvement .. dans tous les secteurs et les domaines dont les médias font partie et précisément notre télévision(la 1ére (Al Oula) et 2M) par excellence. Dans le sens positif bien sûr. Mais, il reste dans quel sens.

Il est très important de faire un petit flash-back (en arrière) ; naviguer dans nos souvenirs d’enfance (il y a à peu près 20ans). Notre seule et unique chaîne c’était la RTM, pour la plupart des marocains. Pour les gens aisés, ils ont la possibilité de se procurer un récepteur pour la chaîne 2M (cryptée). Cette dernière présente des émissions variées en langue française, les films qui venaient de sortir, des séries, des documentaires et des dessins animés. Enfin de compte un programme intéressant et bien financé .Par contre, la RTM c’est la télé de la répétition ; sans une réelle programmation, sans budget.. et sous le contrôle direct du ministère de l’intérieur. C’est la TV de l’état. Aussi, sans progrès jusqu’aujourd’hui. A travers toutes ces années elle est en chute libre. La preuve, tous les marocains de tous les niveaux ont une ou deux, ou plusieurs paraboles pour oublier leur chaîne dite nationale. Jetez un coup d’œil sur les toits des maisons, des baraques.. Le regard des marocains se porte vers l’extérieur ; oubliant leurs intérêts, leurs problèmes, leur nation, leur identité..

L a 1ére et 2M restent dépassées faute d’une diversité des chaînes indépendantes et la pluralité des programmes ; d’où l’immobilité de notre « maman » TV et ses « filles », « copies »…

Les responsables (politiques) doivent se poser la question pour libéraliser la TV au Maroc ; afin d’être logique avec le discours politique. Car, il faut faire face à tous les maux internes, externes et faire que tous les marocains aient la liberté de choisir leurs TV, leurs programmes en restant branchés sur tout ce qui est marocain . Pour avoir et « savourer », d’abord, son identité nationale. Pour faire face au sous développement. Pour que le marocain ne soit pas aliéné. Aliéner sa liberté.

On essaie, pas à pas, d’ouvrir notre espace aérien. Il faut le faire aussi avec la TV.

Je suppose que nous avons deux étapes à surmonter en parallèle avec notre marche (verte) politique ; notre but ; celui de tout le Maroc dans une vision totalement démocratique. Celle de la démocratisation ; de la libéralisation ; de la régionalisation élargie et celle de l’autonomie de la région du Sahara.

Donc, on devrait commencer par les TV régionales et aboutir à des télévisions indépendantes selon des critères nationaux, discutés et acceptés par tous.

Ainsi, le Maroc, tout le Maroc retrouvera son identité, sera libre ; démocratique, authentique, moderne et reflétera une image des plus positives vers l’extérieur. Evidement, c’est notre pays qui en profitera à tous les niveaux : son image de marque et sa présence sur la scène internationale diplomatiquement et politiquement.. son économie et ses échanges et aussi sa présence continentale ; régionale et méditerranéenne…

Je pense que c’est le temps de le faire.

 

 

Par Iman AISSA

Chômage au Maroc

      

  Ce grand monstre qui fait peur à tout le monde, son seul remède: les investissements et les projets…  

  Le chômage a touché les marocains depuis les années 80 jusqu'à ce jour. La cause: saturation d’offres d’emplois dans l’administration publique, les sécheresses, l'immigration du monde rural vers la ville, l’endettement du Maroc qui freine les investissements, le système éducatif du Maroc comparé à celui des pays démunis et en guerre tels Djibouti, l’Iraq. Tous ces facteurs ont rendu le phénomène trés compliqué à résoudre.

    La société marocaine est toujours tolérante envers ces jeunes. Il y a des chômeurs dépassant la trentaine et qui sont toujours pris en charge par leurs familles. Quand un chômeur sort au café, ce sont les autres, la plus part du temps, qui lui  payent une cigarette, un café…Mais, il y’a toujours ce sentiment d’être méprisé par le regard de la famille de la société. Le résultat on le connaît tous, c’est la totale isolation, la colère, la dépression, le stresse et la misère. Surtout au Maroc il n'y a ni aide gouvernementale (pour le chômage), ni  sécurité sociale. C’est tellement dur et compliqué comme situation. Au début, il nous semblait simple d’instruire : l’école, le collège, le lycée, l’université... et la fierté de nos familles c’est d’avoir un diplôme des études supérieures et avoir, aprés, un travail.

    Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Chacun sa chance, sa destinée et son coup de piston. Les chanceux ont un salaire stable dans le  privé ou dans le public. L’essentiel c’est travailler. Et les malchanceux bien sur ce sont les chômeurs.

    Voir tout le monde partir au travail. Tout le monde à des projets d’avenir…Alors que le chômeur est toujours sous le toit des parents. ils pensent au jour de son indépendance, de son décollage, de sa rentrée dans la vie active et de finir avec ce cauchemar. Le mieux, aussi; le défi c’est d’accrocher un diplôme professionnel.

    Le but de décrire notre vécu face au désespoir, face à l’humiliation, face au monde extérieur ; malgré nos souffrances: alors  il faut cultiver nos jardins.

 

par AISSA Imane